CHANCE-VOUGHT AU-1 & F4-U7 EN INDOCHINE
Les Corsairs au-dessus de Dien Bien Phu
L’engagement du Corsair dans le conflit indochinois coïncide avec la fin de la bataille de Dien Bien Phû.
Les tout nouveaux F4U-7 avaient été livrés en trois fois à la France, en décembre 1952 en février 53 et en juin de cette même année. Construit spécialement pour l’Aéronautique Navale, le F4U-7 était doté d’une toute nouvelle cellule mais d’un moteur Pratt & Whitney R2800-18w d’occasion. Ces moteurs, utilisés à la fin de la guerre sur des F4U-4 avaient été sommairement révisés et transformés pour être montés sur des avions civils. Les chaînes de montage de Pratt en ayant arrêté la production. Ces moteurs occasionnèrent de nombreux problèmes (mauvais fonctionnement du carburateur, des magnétos, du compresseur et de l’allumage). Le problème principal étant un passage en survitesse du moteur et de ce fait de l’hélice qui faisait un effet de boule de neige en entraînant le moteur qui se détruisait par surchauffe. Tous ces problèmes entraînaient un retard considérable dans l’armement des flottilles.
Dès le début de 1954, L’aéronautique Navale soutient les défenseur de la cuvette. Les pertes des flottilles sont déjà élevées ( d’un point de vue actuel) et sont pour la plupart dues à la DCA ennemie. Le 13 mars, le LV Doë de Maindreville de la 11F et son Hellcat se « crashent » dans la Baie d'Along.
Le 15 mars le LV Lespinas de la 11F encore est abattu sur Dien Bien Phû. Le 31 mars, c’est au tour du LV Andrieux, officier commandant la 3F, de s’écraser près de Méos. Le LV Laugier est abattu et tué le 9 Avril. Le 23 avril, le LV Klotz, sur un Hellcat de la 11F est touché mais s’en tire quand même. Le SM Robert de la 11F est abattu le 26 avril et fait prisonnier, il ne reviendra pas des camps de concentrations Viet-Minh.
La terrible bataille qui s'engage à Diên Biên Phû oblige l'état-major de la Marine à envoyer la 14F qui vient de toucher ses nouveau F4U-7, en renfort. L’impossibilité d’acheminer les appareils en Indochine fait que seul le personnel de la flottille est envoyé en au Tonkin où il doit prendre en compte, sur place, 25 « Corsair » d’assaut AU-1 des « Marines » loués à la France par les USA.
Décollant le 15 avril de Tunis en avion civil réquisitionné et en avion-cargo du MATS (transport aérien militaire américain), les pilotes de la 14e Flottille arrivent à Tourane (Da Nang) le 17, juste à temps pour réceptionner les « Corsair » délivrés le jour même par les pilotes « Marines » du porte-avions américain USS Saïpan.
Les 25 AU-1, repeint à neuf, sont des appareils ayant effectués la guerre de Corée, et sont dans un état technique lamentable. Stockés à l’origine au Japon, ils étaient destinés à repartir aux USA pour une révision générale. La demande française vient à point nommé pour s’en débarrasser à bon compte.
Pris en charge par les mécanos français qui sont mis devant le fait accomplis, ils sont immédiatement déclarés indisponibles. Cependant les mécaniciens ne sont pas des manchots et Le 23 avril, seize AU-1 décollent de Tourane pour rejoindre Bach Mai au Tonkin.
Le 24 avril, grâce aux équipes au sol qui se débrouillent pour trouver et préparer munitions et charges offensives, les AU-1 sont prêt à en découdre.
La première mission a lieu le 25. La hargne, le courage, L'ardeur à combattre et l'agressivité des pilotes de I'Aéronavale est exceptionnelle. L’objectif principal est de soulager le camp de Diên Biên Phu réduit à un quadrilatère de 1500 de côté et croulant sous la pression des communistes.
Pour ajouter encore à cette situation calamiteuse, un temps de chien persiste sur la cuvette maudite, mais la patrouille d'AU-1 menée par le LV Jean Montpellier, officier en second de la 14F, s'envole tout de même, au risque de percuter une montagne.
Les pilotes de l’Aéronautique Navale seront les seuls à bombarder les objectifs qui leur sont désignés par le P.C. de Diên Biên Phu.
Malgré de nombreuses missions d'appui-feu courageuses, le camp retranché est dans une situation désespérée et le général de Castries se voit contraint de capituler le 7 mai. Le dernier jour, les Corsair de la 14 F effectuèrent seize sorties. La dernière patrouille avec à sa tête le Pacha en personne, Durand, Ruytens et Péroz prend pour cible Eliane 10. Le temps efface les souvenirs mais un dernier vol de « Corsair » sera aperçu par quelques parachutistes alors qu’ils étaient emmenés par leurs vainqueurs et futurs bourreaux.
La 14.F poursuivit ses missions d'appui-feu en mai et juin dans le delta tonkinois : elle coupait les routes, lançait des attaques au napalm et à la bombe, assurait des protections de replis, etc. A treize jours du cessez-le-feu, qui fut conclu à Genève le 20 juillet 1954, l'Aéronavale perdit son dernier pilote en indochine : le second maltre Lestourgie de la 14.F ne revint pas d'un appui-feu dans la région de Ha Dong.
Près de onze semaines d'opérations de guerre en Indochine avaient suffi A la 14.F pour effectuer 1 422 sorties, larguer 1 567 t de bombes, lancer 850 roquettes et tirer 130 000 obus de 20 mm. La flottille perdit six AU-1 et deux pilotes, un lourd tribut qui sanctionnait son ardeur au combat et la détermination de ses pilotes. Les AU-1 rescapés furent restitués à l'U.S. Navy aux Philippines après le cessez-le-feu
Les tout nouveaux F4U-7 avaient été livrés en trois fois à la France, en décembre 1952 en février 53 et en juin de cette même année. Construit spécialement pour l’Aéronautique Navale, le F4U-7 était doté d’une toute nouvelle cellule mais d’un moteur Pratt & Whitney R2800-18w d’occasion. Ces moteurs, utilisés à la fin de la guerre sur des F4U-4 avaient été sommairement révisés et transformés pour être montés sur des avions civils. Les chaînes de montage de Pratt en ayant arrêté la production. Ces moteurs occasionnèrent de nombreux problèmes (mauvais fonctionnement du carburateur, des magnétos, du compresseur et de l’allumage). Le problème principal étant un passage en survitesse du moteur et de ce fait de l’hélice qui faisait un effet de boule de neige en entraînant le moteur qui se détruisait par surchauffe. Tous ces problèmes entraînaient un retard considérable dans l’armement des flottilles.
Dès le début de 1954, L’aéronautique Navale soutient les défenseur de la cuvette. Les pertes des flottilles sont déjà élevées ( d’un point de vue actuel) et sont pour la plupart dues à la DCA ennemie. Le 13 mars, le LV Doë de Maindreville de la 11F et son Hellcat se « crashent » dans la Baie d'Along.
Le 15 mars le LV Lespinas de la 11F encore est abattu sur Dien Bien Phû. Le 31 mars, c’est au tour du LV Andrieux, officier commandant la 3F, de s’écraser près de Méos. Le LV Laugier est abattu et tué le 9 Avril. Le 23 avril, le LV Klotz, sur un Hellcat de la 11F est touché mais s’en tire quand même. Le SM Robert de la 11F est abattu le 26 avril et fait prisonnier, il ne reviendra pas des camps de concentrations Viet-Minh.
La terrible bataille qui s'engage à Diên Biên Phû oblige l'état-major de la Marine à envoyer la 14F qui vient de toucher ses nouveau F4U-7, en renfort. L’impossibilité d’acheminer les appareils en Indochine fait que seul le personnel de la flottille est envoyé en au Tonkin où il doit prendre en compte, sur place, 25 « Corsair » d’assaut AU-1 des « Marines » loués à la France par les USA.
Décollant le 15 avril de Tunis en avion civil réquisitionné et en avion-cargo du MATS (transport aérien militaire américain), les pilotes de la 14e Flottille arrivent à Tourane (Da Nang) le 17, juste à temps pour réceptionner les « Corsair » délivrés le jour même par les pilotes « Marines » du porte-avions américain USS Saïpan.
Les 25 AU-1, repeint à neuf, sont des appareils ayant effectués la guerre de Corée, et sont dans un état technique lamentable. Stockés à l’origine au Japon, ils étaient destinés à repartir aux USA pour une révision générale. La demande française vient à point nommé pour s’en débarrasser à bon compte.
Pris en charge par les mécanos français qui sont mis devant le fait accomplis, ils sont immédiatement déclarés indisponibles. Cependant les mécaniciens ne sont pas des manchots et Le 23 avril, seize AU-1 décollent de Tourane pour rejoindre Bach Mai au Tonkin.
Le 24 avril, grâce aux équipes au sol qui se débrouillent pour trouver et préparer munitions et charges offensives, les AU-1 sont prêt à en découdre.
La première mission a lieu le 25. La hargne, le courage, L'ardeur à combattre et l'agressivité des pilotes de I'Aéronavale est exceptionnelle. L’objectif principal est de soulager le camp de Diên Biên Phu réduit à un quadrilatère de 1500 de côté et croulant sous la pression des communistes.
Pour ajouter encore à cette situation calamiteuse, un temps de chien persiste sur la cuvette maudite, mais la patrouille d'AU-1 menée par le LV Jean Montpellier, officier en second de la 14F, s'envole tout de même, au risque de percuter une montagne.
Les pilotes de l’Aéronautique Navale seront les seuls à bombarder les objectifs qui leur sont désignés par le P.C. de Diên Biên Phu.
Malgré de nombreuses missions d'appui-feu courageuses, le camp retranché est dans une situation désespérée et le général de Castries se voit contraint de capituler le 7 mai. Le dernier jour, les Corsair de la 14 F effectuèrent seize sorties. La dernière patrouille avec à sa tête le Pacha en personne, Durand, Ruytens et Péroz prend pour cible Eliane 10. Le temps efface les souvenirs mais un dernier vol de « Corsair » sera aperçu par quelques parachutistes alors qu’ils étaient emmenés par leurs vainqueurs et futurs bourreaux.
La 14.F poursuivit ses missions d'appui-feu en mai et juin dans le delta tonkinois : elle coupait les routes, lançait des attaques au napalm et à la bombe, assurait des protections de replis, etc. A treize jours du cessez-le-feu, qui fut conclu à Genève le 20 juillet 1954, l'Aéronavale perdit son dernier pilote en indochine : le second maltre Lestourgie de la 14.F ne revint pas d'un appui-feu dans la région de Ha Dong.
Près de onze semaines d'opérations de guerre en Indochine avaient suffi A la 14.F pour effectuer 1 422 sorties, larguer 1 567 t de bombes, lancer 850 roquettes et tirer 130 000 obus de 20 mm. La flottille perdit six AU-1 et deux pilotes, un lourd tribut qui sanctionnait son ardeur au combat et la détermination de ses pilotes. Les AU-1 rescapés furent restitués à l'U.S. Navy aux Philippines après le cessez-le-feu
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